Office du tourisme de Bolivie

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Itinéraires des neuf départements de Bolivie
  
 

L'IIlimani

 

 Le département de La Paz est situé à l’ouest du pays, sa superficie est de 133 985 km2. Sa population s’élève à environ 2,35 millions d’hab. – les Paceños. Elle est concentrée principalement dans la ville de La Paz (793 293 hab) et dans la ville d’El Alto (649 958 hab.), dont les habitants sont les Alteños (Réf. INE 2001).

 


 

Lorsque l’on découvre la ville depuis l’autoroute qui mène de l’aéroport El Alto (4 062 m d’altitude, l’un des plus hauts du monde) jusqu’au centre ville de La Paz, lorsque l’on surplombe cette cuvette qui s’étend jusqu’à près de 1 000 m sous ses pieds, entourée par les glaciers Illimani, Mururata et Huyuni, on reste ébloui, surtout de nuit, quand toutes les lumières allumées transforment le Canyon du Choqueyapu en un reflet du ciel constellé d’étoiles scintillantes par milliers. C’est un spectacle unique et très apprécié pour le visiteur qui découvre cette ville atypique et riche en contrastes.

 

 

 

Le Huayna Potosí

  

La Paz
 
 
Quelques curiosités de la ville:
 

 
 
 
La rue Linares ou la rue des sorcières

Toujours en remontant la rue Sagárnaga, on arrive à la calle Linares, plus connue sous le nom de Calle de las brujas (la rue des sorcières) où la plupart des magasins sont destinés à la vente d’ingrédients et d’objets nécessaires aux rites mystico-religieuses des croyants. On y trouve aussi des guérisseurs et des cueilleurs de plantes qui vendent leurs produits sur des carrés d’étoffe posés à même le sol où s’étalent, bien rangés dans des sacs en toile, herbes médicinales et toutes sortes d’objets auxquels les croyants attribuent un pouvoir magique : pierres aux vertus secrètes, petits fœtus séchés de lama ou de porc, toute une panoplie qui doit permettre à l’Aymara avisé de se soigner sans l’aide de médecins et de s’attirer la chance au besoin.
 

 
Les musées de la rue Jaen

Enfin, pour retrouver l’atmosphère de La Paz à l’époque coloniale et du début de la République, il faut s’enfoncer dans la rue Apolinar Jaen, étroite et tranquille. C’est la plus belle rue piétonne de la ville, aux balcons et aux réverbères de fer forgé, à la chaussée de petites pierres blanches et beiges. Toutes les maisons y furent construites entre 1780 et 1840. Porches de pierre à lourdes portes qui s’ouvrent sur des patios tranquilles parfumés des fleurs qui poussent à profusion.

 
Musée des métaux précieux précolombiens ou musée de l’or

Museo de Metales Preciosos Precolombinos o Museo del Oro : Calle Jaen n°777. Tél. : (591-2) 2280329. Ouv. mar.-ven. 9 h 30-12 h 30 et de 15 h-19 h. Visite : env. 30 min à 1 h.
Le musée expose une riche collection d’orfèvrerie en argent, or et cuivre, datant de l’époque précoloniale, ainsi que de la poterie et de la peinture lithique comme celle de Huancarani.
Les deux plus importantes collections de la salle de l’or correspondent à la collection Sebastian appartenant à l’époque de Tiwanaku expansif (750-1100 après J.-C.). C’est une belle collection de diadèmes, de pectoraux et autres objets d’une grande finesse.
La collection Tesoro de Kallasasaya correspond à l’époque de Tiwanaku classique (100 avant J.-C. à 350 après J.-C.). Cette collection enferme la plus belle pièce du musée – le diadème de Kallasasaya. Les pectoraux et les médaillons sont aussi d’une remarquable beauté. 
 

Environs de La Paz

La Vallée de la Lune

« El valle de la Luna », à 10 km à peine de La Paz. C’est une étendue désolée aux roches sculptées par l’érosion en longs pics et en cheminées qui donnent à l’endroit un aspect lunaire et féerique, en particulier dans la lumière du couchant. 
 
La vallée des Esprits

El valle de las Animas. Comme la Vallée de la Lune, on y trouve des formations géologiques très spectaculaires, provoquées par l’érosion du sol. Leurs formes en cheminées érodées et plantées comme des orgues d’église donnent une sensation étrange ; on a l’impression de se retrouver dans un paysage insolite et irréel.  
 
Chacaltaya (5 350 m d’altitude) fait partie de la cordillère Royale des Andes. Située à 35 km de La Paz, elle est la station de ski la plus haute du monde, menacée de disparition à cause du réchauffement climatique de la planète et comme une des conséquences du phénomène « El Niño ».
 
En effet, les glaciers de la cordillère des Andes sont particulièrement sensibles aux variations climatiques. Les observations scientifiques démontrent leur disparition accélérée depuis une vingtaine d’années. Le volume du glacier de Chacaltaya s’est réduit de 58 % (de 5,5 millions à 2,3 millions de mètres cubes) entre 1963 et 1983, et de 1983 à 2003, il a diminué de 98 % (2,3 millions à 119 000 m3).
 
Un des effets du rechaufement climatique
 
L’église Saint-François-d’Assise

La iglesia San Francisco, Plaza San Francisco. Tél. (591-2) 2334342. Ouv. t.l.j. 7 h-11 h 45 et de 15 h 30-19 h 30. Entrée gratuite. Visite : env. 30 min.

Elle est sans doute la plus imposante et la plus belle église de la ville, par son allure baroque et son cachet métis. L’édifice actuel date du XVIIIe siècle et représente l’apothéose de cet art développé dans les colonies par d’innombrables artistes indigènes, souvent anonymes : le baroque métis. A travers ses trois nefs et sa coupole centrale, la décoration exprime le génie de l’art baroque...

Le musée de l’église Saint-François-d’Assise

El Museo de la Iglesia San Francisco : Plaza San Francisco n°503 (entrée du côté droit du temple). Tél. (591-2) 2318472. Courriel : museo_san_francisco@hotmail.com Un site Internet est en construction. Ouv. lun.-sam. 8 h 30-18 h 30 ; dim. 8 h 30-14 h 30. Entrée payante. Visite env. 1 h 30 à 2 h.

Le musée San Francisco occupe l’ancienne structure d’un ensemble de trois couvents et de la basilique construite entre 1743 et 1785. Il s’agit d’une construction de style baroque métis. La beauté de son architecture est sans aucun doute son attrait le plus important.

Le circuit touristique comprend, la visite du patio, le verger de l’ancien couvent, la crypte où les héros boliviens Pedro Domingo Murillo et Eduardo Abaroa occupent une place privilégiée. La visite du chœur de l’église et la montée au cloché, d’où l’on peut admirer l’ensemble de l’enceinte de San Francisco et de ses environs. C’est une expérience unique et inoubliable.
 

Potosí 
 
 
Potosí, Patrimoine culturel de l'humanité
 
Situé au sud-ouest du pays, le département de Potosí s’étend sur une superficie de 118 218 km2 et sa population s’élève à environ 709 000 hab. – les Potosinos (Réf. INE 2001). La ville de Potosí (177 000 hab.) a été déclarée par l’Unesco patrimoine naturel et culturel de l’humanité en 1987 et rejoint ainsi Cuzco, Venise et sa lagune, le Mont-Saint-Michel, etc. 

 

 La ville de Potosí constitue l’un des plus beaux vestiges de l’art colonial espagnol du continent. Son histoire riche en événements a conservé d’innombrables témoignages de son passé dans l’architecture de ses églises et ses maisons coloniales. Le Cerro Rico – « la colline riche » ou « montagne d’argent » – rendit Potosí célèbre dans le monde entier et donna richesse et puissance à l’Espagne. En 1535, la ville obtenait de Charles Quint le titre de « ville impériale » avec pour devise : « Je suis la riche Potosí, du monde je suis le trésor, je suis la reine des montagnes et je suis enviée des rois».
 
 

 



 ORURO

Le département d’Oruro, région centrale et occidentale de la Bolivie, est limité à l’ouest par le Chili. Il s’étend entre la cordillère occidentale et la cordillère orientale, en grande partie sur l’Altiplano, et compte certains des plus hauts sommets des Andes. Le Sajama, plus haut sommet bolivien culmine à 6 542 msnm.
 
 

 
Le carnaval d’Oruro a été classé « chef-d’œuvre du patrimoine oral et immatériel de l’humanité » par l’Unesco en 2001 et il figure parmi les plus importants carnavals au monde. Pendant le carnaval, Oruro accueille plus de cinq cents mil touristes nationaux et étrangers, 35 000 danseurs de 47 confréries et plus de 10 000 musiciens, (février 2006). (voir département d’Oruro).
 
 

 
COCHABAMBA

Le département de Cochabamba est situé au centre du pays. Sa superficie est de 55 631 km2. La ville de Cochabamba, située à
2 558 m d’altitude,

Par la douceur de leur climat, l’abondance de la faune et de la flore, les vallées de Cochabamba surent très tôt retenir les hommes arrivés lors de successives migrations vers ces plaines verdoyantes et fertiles. Les restes de l’« homme de Jayhayco », exhumés près de l’aéroport de Cochabamba en 1965, sont classés parmi les plus vieux ossements humains découverts jusqu’alors en Amérique du Sud. (Ils ont été datés de 13 200 ans, (Voir aussi première partie de la préhistoire, Guide de Bolivie Ed. Terra»).

 
 

 
 

 
SANTA CRUZ

Le département de Santa Cruz est situé à l’est du pays, région au climat tropical. Sa superficie est de 370 621 km2 et sa population est de 2,03 millions d’hab. – les Cruzeños.
 
La ville de Santa Cruz, à 450 m d’altitude, est un lieu privilégié pour le tourisme écologique et d’aventure.

 
Santa Cruz a bien changé. Sa population a doublé en dix ans et compte une population de 1,26 million d’hab.
 

 
Les ruines archéologiques de Samaipata

Las ruinas arqueológicas de Samaipata : inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1998, c’est un site de cérémonie pré-inca daté d’environ 1500 av. J.-C.
 

 

 

 Site archeologique de Tiwuanku

 

  

Le musée national d’archéologie

El Muséo Nacional de Arqueología : Calle Tiwanaku n°93, intersection Bravo Federico Zuazo. Tél. : (591-2) 2311621. Ouv. mar.-ven. 9 h 30-12 h 30 et de 15 h-19 h ; sam. 10 h-12 h 30 et de 15 h-18 h 30 ; dim. 10 h-13 h. Visite : env. 1 h 30, 2 h et plus selon le goût pour l’archéologie, l’ethno-archéologie. Entrée payante.
Site Internet : http://www.bolivian.com/arqueologia/

Situé près du Prado, dans ce qui fut la demeure d’Arthur Posnansky, le chercheur et cinéaste autrichien qui dédia sa vie à l’étude des ruines de la civilisation de Tiwanaku. A l’origine, le musée, appelé Muséo Público, fut crée en 1846 et, depuis, plus de 50 000 pièces archéologiques ont été sauvegardées dans ce véritable trésor de l’humanité.

Le musée s’étend dans 5 salles d’expositions sur deux étages. Les objets sont classés par thèmes, par époque et par culture et civilisation. Dans la salle principale sont représentés les cultures de Hunacarani et Chiripa et les civilisations de Tiwanaku et Inca....


 


 

Vue lacustre de l'Illimani

 

 

Sorata


Vers le nord-ouest du département, à l’ombre du glacier l’Illampu (6 420 m), se trouve la petite ville coloniale, aux murs blancs. Lieu de villégiature dans un environnement de végétation exubérante, caractéristique du climat subtropical, et siège d’un grand marché agricole le dimanche.

 



Après un voyage d’environ 4 h depuis La Paz, en traversant par Huarina (route vers Copacabana), on bifurque à droite, en direction d’Achacachi et Warisata jusqu’au sommet de Sorata « La Cumbre », d’où l’on peut admirer les magnifiques paysages de la cordillère Royale qui entourent « la petite perle bolivienne », dont l’appellation est bien méritée. Sorata est le point de départ pour les expéditions vers la cordillère Royale, comme le circuit du glacier l’Ilampu, le trek de Mapiri, la route de l’or, etc.

 


Le circuit de l'or


Ce circuit de la route de l’or est une randonnée qui descend des Andes vers l’Amazonie, sur les anciennes traces de la route des Incas et actuellement la nouvelle route des chercheurs d’or de Guanay.

 

Dès la descente de Chucu (4 650 m) vers la forêt tropicale de l’Amazonie à une altitude moyenne de 500 et 600 m. Les variations climatiques sont assez faibles, la température moyenne dépassant partout 20 et 25 °C et pouvant atteindre pendant la saison chaude des records de canicule.

 


Le parcours de la route de l’or est une synthèse du microcosme des Andes. La descente de la cordillère Royale vers l’Amazonie permet de découvrir une faune et une flore très variées, comme des lamas, des alpagas, des caïmans, des pumas, des reptiles et des singes, sans compter les milliers de variétés d’insectes, papillons et les milliers de variétés d’oiseaux d’Amazonie... On trouve également de rares arbustes des Andes, paja brava, thola, ou de la forêt d’haute altitude de Khishuara, palmiers, caroubiers et palos borrachos de la forêt amazonienne. Lors de la descente, il est possible de suivre pas à pas le lit des fleuves, au cours capricieux, du bassin amazonien.

 

 

 

La route de l’or est l’un des circuits les plus spectaculaires de la région andine. Depuis l’époque précoloniale jusqu’à nos jours, elle a toujours représenté l’aventure de l’insolite...


 


 
 
La ville de Potosí constitue l’un des plus beaux vestiges de l’art colonial de toute la partie hispanophone du continent sud-américain. Aucun autre lieu ne conserve avec un tel soin jaloux l’empreinte du conquérant espagnol, et ici, l’histoire nous est contée dans le langage des pierres.
 

 
Pierres travaillées et ouvragées dans la douleur et dans le sang pendant de longs siècles. Siècles de pouvoir et de richesse pour les Blancs, de peine et de misère pour les indigènes, condamnés à vie aux travaux inhumains des mines. Mines qui rendirent Potosí célèbre dans le monde entier et qui firent de l’Espagne la plus riche et la plus puissante nation d’Europe. A Potosí, le réel et l’imaginaire se confondent et s’amalgament. Ses 30 églises témoignent de la foi en Dieu et ses 30 000 galeries de mines de l’exploitation inhumaine.
 

 

CHUQUISACA

Sucre est la capitale du département de Chuquisaca. Celui-ci est situé au sud du pays, à 2 865 m d’altitude, sur une vallée de moyenne altitude sur les contreforts de la cordillère des Andes (entre 450 et 4 500 msnm).

 

 

La ville de Sucre

Autrefois le siège des plus hautes institutions coloniales, Sucre ressemble aujourd’hui à une capitale provinciale à la vie douce et tranquille, mais garde le même pouvoir magique sur le promeneur qui vient y flâner. La ville monumentale présente des facettes architecturales d’une richesse inégalée dans tout le reste du pays, du fait de l’importance politique et culturelle que représenta la ville pendant la période coloniale et jusqu’à la fin du XIXe siècle. Depuis que La Paz lui a enlevé le premier rang au plan des institutions politique et législative, Chuquisaca s’est peu à peu plongée dans cette douce torpeur propre aux villes de province.

 

Sur les traces des dinosaures

La plus importante découverte paléontologique des traces de dinosaures au XXe siècle a eu lieu en Bolivie. Sur une gigantesque paroi verticale de 80 m de haut et 1,2 km de large, plus de 5 000 empreintes, de quelque 300 espèces de dinosaures, sont restées gravées depuis plus de 65 millions d’années.

 


 

TARIJA

Le département de Tarija est situé au sud du pays. Au nord se trouve le département de Chuquisaca, limité au sud par la république d’Argentine, à l’est par la république du Paraguay et à l’ouest par les départements de Potosi et Chuquisaca. Il a une superficie de 37 623 km2 et une altitude moyenne de 1 866 m. Il compte une population de plus de 391 000 hab. – les Tarijeños. Tous ses fleuves sont des affluents du Plata. Parmi les plus importants, le Guadalquivir et le Bermejo.
Le climat est varié. Dans les vallées, il fait en moyenne 17 à 23 ºC. Dans la zone tropicale, il fait en moyenne 25 à 35 ºC. La saison des pluies les plus intenses va de décembre à la mi-mars. La zone ouest est la plus froide, car elle est influencée par les contreforts de la cordillère.

 

 



BENI et PANDO

Ces deux départements sont de création plus récente et présentent de nombreuses similitudes géographiques et économiques. Ils font partie du bouclier amazonien ; à ce titre, ils sont principalement recouverts de forêts ou de savanes et parcourus par des fleuves au lit capricieux, provoquant souvent de gigantesques inondations à la saison des pluies. Toute cette région jouit d’un climat tropical humide et chaud tout au long de l’année.

 

 

La ville de Trinidad fut fondée bien plus tard, en 1686, par un missionnaire jésuite, sur la rive d’un fleuve tumultueux, affluent de l’Amazone : le Mamoré.